En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés. Mentions légales.
 
 
 
 
 
 
 
Vous êtes ici :  Accueil
 
 
 
    Imprimer la page...

Bienvenue sur Capleymar

Bienvenue sur le Blog de Capleymar-Homoalpinus

Par delà les montagnes, la pensée...
 

Ce blog est destiné à l'expression d'idées, d'opinions, de révoltes, tout type d'information ou de réflexion politiquement correct ou incorrect, à condition que le respect de l'individu soit toujours préservé, les propos racistes ou portant atteinte à la dignité de l'individu sont considérés comme irrecevables.mad
 

L'objectif de ce carnet virtuel est d'échanger des émotions, des critiques, des points de vue, des renseignements, des suggestions, etc. sur le monde auquel nous appartenons.

 

Pour éviter la confusion et faciliter la navigation, nous proposons des thèmes d'expressions divers ; politique, culture, nature, etc. Nous sommes également ouverts à toute suggestion...

reflexion.gif

Les 3 dernières nouvelles

Plus d'eau verte et moins d'eau bleue dans les Alpes - le 07/02/2020 13:28 par Capleymar

Plus d'eau verte et moins d'eau bleue dans les Alpes pendant les étés chauds

blue-green-water.jpg

Résumé

Le changement climatique peut réduire l'approvisionnement en eau de surface en augmentant l'évapotranspiration dans les montagnes boisées, en particulier pendant les vagues de chaleur. L'étude du  "drought paradox" (paradoxe de la sécheresse) pour les Alpes européennes utilise une base de données de 1 212 stations et des simulations écohydrologiques à haute résolution pour quantifier les flux d'eau bleue (ruissellement) et verte (évapotranspiration).

Pendant la canicule de 2003, l'évapotranspiration dans de grandes zones des Alpes a été supérieure à la moyenne malgré de faibles précipitations, amplifiant le déficit de ruissellement de 32 % dans les zones les plus productives (1 300 à 3 000 m au-dessus du niveau de la mer).

Une augmentation de la température de l'air de 3 °C pourrait accroître l'évapotranspiration annuelle de 100 mm (45 mm en moyenne), ce qui réduirait le ruissellement annuel à un rythme similaire à une diminution de 3 % des précipitations. Cela suggère que les rétroactions de l'eau verte - qui sont souvent mal représentées dans les simulations de modèles à grande échelle - constituent une menace supplémentaire pour les ressources en eau, en particulier lors des étés secs.

Malgré l'incertitude quant à la validation de la modélisation écohydrologique à haute résolution avec les observations, cette approche permet des prévisions plus réalistes de la disponibilité en eau des régions montagneuses.

Voir l'article sur Nature

https://www.nature.com/articles/s41558-019-0676-5


Bonne année 2020 - le 01/01/2020 00:16 par Capleymar

VOEUX-20.jpg


La marche : éloge de la lenteur - le 03/09/2019 12:45 par Capleymar

La conversation scientifique

Une échange tout "spinozien" entre Étienne Klein et Belinda Cannone, écrivaine et essayiste nous mène sur le chemin de la réflexion suivante :

"d’où vient que la plupart des humains aiment marcher en montagne ?"

https://www.franceculture.fr/emissions/la-conversation-scientifique/les-grandes-lecons-de-lhepatite-c


Les 3 derniers billets

Le statut de patrimoine de l’UNESCO est-il un gage de protection  des sites classés ?

Dans la publication du mois de juillet 2019 de la CIPRA, Andreas Riedl, directeur de CIPRA Haut-Adige, pose cette question intéressante, voire préoccupante.

La Grossglockner-Hochalpenstrasse se verra vraisemblablement attribuer bientôt le statut de patrimoine mondial de l’UNESCO. Or, on constate que cette distinction qui est supposée offrir une protection des sites classés, est à l’origine dans bien des cas de dérives liées au tourisme de masse. Ainsi, certains sites des Dolomites par exemple, sont actuellement saturés, voire dégradés par la sur fréquentation touristique.

La promotion des sites bénéficiant de ce statut ne va-t-elle pas à l’encontre de leur conservation ? Qu'adviendra-t-il du site du Mont-Blanc candidat au patrimoine  mondial ou d'autres lieux qui souffrent déjà des effets délétères du tourisme de masse  ?

https://www.cipra.org/fr/nouveautes/se-debarrasser-des-fantomes-de-l2019unesco

https://www.la-croix.com/France/Le-Mont-Blanc-vise-Patrimoine-mondial-lUnesco-2017-10-30-1200888322

Fanes.jpg

Publié le 09/08/2019 14:48  - aucun commentaire -  

Le tourisme alpin : une relation contradictoire avec le paysage

Val_d_isere_vanoise.jpg

Dans le numéro 104 de la revue thématique Alpenscène, au titre évocateur «  Le paysage est négociable », la CIPRA (Commission Internationale pour la Protection des Alpes) met en évidence la relation paradoxale du tourisme avec le paysage alpin. Une des vocations principales de la CIPRA consiste précisément à proposer des solutions transnationales pour un développement durable dans les Alpes.

Les Alpes, un univers exotique pour le citadin

« Faire une ascension c’est passer ainsi du monde civilisé à une nature en quelque sorte exotique… » écrit Jean-Paul Guérin.

Pourtant l’homme signale sa présence depuis la fin du quaternaire. Les bergers à la tête de troupeaux d’ovins conquièrent les alpages et avec les progrès technologiques (métallurgie du bronze puis du fer), la pression démographique et la nécessité de se nourrir, de se chauffer, la présence humaine marque fortement son empreinte sur l’environnement. Ainsi les forêts exploitées pour différentes raisons sont façonnées depuis longtemps par l’homme. La culture des céréales en altitude qui constitue une source de nourriture conséquente modèle également le paysage.

Avec l’exode, l’abandon des terres implique une nouvelle modification du milieu naturel et de la faune.

Toujours selon le géographe Jean-Paul Guérin, l’homme et la nature alpine ont évolué concomitamment. Il n’existe pas à proprement parler de nature vierge que l’homme aurait colonisée, mais un paysage « produit - en continu - de l’action de l’homme. » Par ailleurs, la pression de la modernité est très inégale dans l’ensemble des Alpes, certains secteurs sont très urbanisés, tandis que d’autres ne sont plus marqués par l’action humaine depuis des décennies, ce qui ouvre des perspectives nouvelles sans que l’on puisse préjuger d’un équilibre potentiel.

Ainsi le paysage alpin ne se résume-t-il pas à une nature domptée par l’être humain, il revêt tantôt une apparence sauvage, tantôt une configuration par endroit très urbanisée.

Une dimension esthétique des paysages

Au-delà des contingences matérielles qui ont conduit l’homme par nécessité d’adaptation à façonner en partie son milieu naturel, il existe une dimension symbolique dans les paysages de l’arc alpin. Ils naissent de la perception par l’être humain de son environnement. Cette perception varie en fonction de chaque individu, de sa culture, de son histoire.

Toutefois, les normes et valeurs sociales conditionnent notre appréhension du paysage. Les intérêts parfois contradictoires peuvent être source de conflits : protecteurs de l’environnement et adeptes du marketing touristique ne partagent pas toujours des objectifs convergents. Dans de nombreuses régions des Alpes, le tourisme repose sur un paradoxe : les sites naturels et ruraux constituent l’essence de l’activité touristique qui  dans le même temps est grande destructrice de paysages alpins.

La voie de la raison

Face au dérèglement climatique entrainant la pénurie de neige, à l’urbanisation à outrance et ses effets délétères sur l’environnement, la nécessité d’une orientation touristique nouvelle, s’impose. Cette direction innovante, plus respectueuse d’un équilibre entre l’homme et la nature devra être adoptée en concertation avec tous les acteurs du territoire.

À l'inverse des erreurs commises précédemment, il faut pour faire évoluer les mentalités une réelle synergie : les responsables de parcs doivent prendre en compte l’avis et la vie des résidents et les habitants doivent comprendre que leur patrimoine naturel est leur véritable ressource économique, en détruisant leur environnement, ils portent un coup fatal à leur source de revenus.

La série de quatre documentaires passionnants, diffusée du 4 au 7 février derniers sur France Culture dans l’émission LSD, illustre parfaitement au travers de l’histoire du Parc de la Vanoise, la difficulté à concilier des intérêts parfois divergents, mais finalement souvent convergents.

https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/vanoise-un-parc-national-pour-qui-14-quand-un-territoire-devient-parc-national

https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/vanoise-un-parc-national-pour-qui-24-tarentaise-a-la-poursuite-de-lor-blanc

https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/vanoise-un-parc-national-pour-qui-34-haute-maurienne-un-parc-conteste-par-ses-habitants

https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/vanoise-un-parc-national-pour-qui-44-bestiaire-dune-zone-protegee

Publié le 22/02/2019 08:58  - aucun commentaire -  

Le directeur de CIPRA International, Kaspar Schuler, lance un appel à la sagesse.

Dans un communiqué de presse et devant la montée des crises politiques au sein de l'Europe, Kaspar Schuler encourage les pays alpins à partager un espace commun et à lutter de manière solidaire contre une double menace : la crise climatique et les nationalismes.

Drapeau-Europe-Visage-iSt32047578L.jpg

"Entretenir la flamme de la solidarité au lieu d’allumer le feu de la discorde"...

Voici son texte :

"La crise climatique et le nationalisme sont les deux plus grandes menaces de notre temps, déclare Kaspar Schuler, directeur de CIPRA International depuis juin dernier, à l’occasion du 30e anniversaire de l’action « Feux dans les Alpes ».

Tout a commencé il y a 30 ans : dans la haute vallée de Madris dans les Grisons, tout près du Val Bregaglia italien, un feu a brûlé en montagne pour lancer un appel à l’aide et à la résistance. Je travaillais alors comme berger alpin. Avec une poignée de gens courageux, habitants de souche et nouveaux arrivants, je me suis battu avec ma famille contre un projet de retenue destiné à une centrale de pompage-turbinage – un projet comme il en existait des douzaines à l’époque dans les Alpes suisses. La construction débridée d’autoroutes de transit à travers les Alpes, la dévalorisation de l’agriculture de montagne, l’avènement des canons à neige et la prolifération des stations de ski nous ont également mobilisés pour la défense de l’environnement. Les feux traçaient un lien entre les thématiques, les régions et les gens. Nous imaginions cette chaîne de lumières vue par un oiseau survolant de nuit les Alpes, de Vienne/A à Nice/F.

La diffusion de la notion de durabilité en tant que concept fondamental du développement montre que les innombrables pionniers avaient raison. En particulier ceux qui, depuis les années 1950, ont défendu inlassablement l’idée d’un traité de protection à l’échelle alpine. Ce traité est devenu réalité en 1995. Depuis cette date, la Convention alpine définit le cadre politique d’un développement économique compatible avec le respect de l’environnement.

Mais le travail n’est pas terminé. Une crise climatique imminente menace la région alpine. Et un poison bien connu palpite dans les veines de nombreux habitants des Alpes : le nationalisme.

Le changement climatique a montré ses crocs cet été avec la grave sécheresse qui a frappé les Alpes germanophones et qui, dans certains endroits, a entraîné une interdiction générale de faire du feu. Les feux dans les Alpes ont donc été remplacés par un show lumineux qui a fasciné les participants de l’événement organisé par l’Initiative des Alpes, Mountain Wilderness et la CIPRA à l’occasion du 30e anniversaire de l’action.

Le nationalisme célèbre une sombre renaissance en promettant des recettes simples pour résoudre les problèmes politiques. Or, il ne produit qu’une seule chose : des perdants. Mes vacances d’été au bord des eaux turquoise de la Soça en Slovénie me l’ont rappelé. Les rencontres chaleureuses avec les habitants des Alpes juliennes m’ont fasciné, au-delà des langues et des frontières. Mais les cicatrices du front de l’Isonzo encore visibles à flanc de montagnes et dans les villages ont ravivé en moi les terribles souvenirs de la Première Guerre mondiale. Au nom des idéaux nationalistes, les soldats slovènes, autrichiens, hongrois, allemands et italiens se sont entretués pendant deux ans sur les crêtes et dans les vallées, dans des combats qui ont coûté la vie à quelques 200 000 personnes.

C’est donc à nous, les habitants des Alpes d’aujourd’hui, qu’il incombe d’affronter ces deux menaces : le nationalisme et la crise climatique. Avec des actes d’innovation et de modestie, avec esprit d’ouverture et humanisme, unis par-delà les cimes et les frontières nationales. Pour que les feux ne brûlent pas en dévastant tout sur leur passage comme la guerre ou les feux de forêt, mais qu’ils fassent naître dans nos cœurs une flamme de solidarité."

https://www.cipra.org/fr/nouveautes/point-de-vue-entretenir-la-flamme-de-la-solidarite-au-lieu-d2019allumer-le-feu-de-la-discorde

Publié le 20/10/2018 08:36  - aucun commentaire -