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Par delà les montagnes, la pensée...
 

Ce blog est destiné à l'expression d'idées, d'opinions, de révoltes, tout type d'information ou de réflexion politiquement correct ou incorrect, à condition que le respect de l'individu soit toujours préservé, les propos racistes ou portant atteinte à la dignité de l'individu sont considérés comme irrecevables.mad
 

L'objectif de ce carnet virtuel est d'échanger des émotions, des critiques, des points de vue, des renseignements, des suggestions, etc. sur le monde auquel nous appartenons.

 

Pour éviter la confusion et faciliter la navigation, nous proposons des thèmes d'expressions divers ; politique, culture, nature, etc. Nous sommes également ouverts à toute suggestion...

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Les 3 dernières nouvelles

Été 2018 : une sécheresse exceptionnelle dans les Alpes

La CIPRA publie un communiqué inquiétant sur l'état des Alpes à l'issue d'un été caniculaire.

La situation risque malheureusement de se répéter et les scientifiques prévoient une disparition totales des glaciers alpins d'ici la fin du siècle.

" L’été 2018 aura été l’un des plus secs et des plus chauds depuis le début des relevés de températures. Les Alpes habituellement si riches en eau ont souffert d’une sécheresse persistante."

https://www.cipra.org/fr/nouveautes/les-alpes-a-court-d2019eau

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Été 2018 : une sécheresse exceptionnelle dans les Alpes

La CIPRA publie un communiqué inquiétant sur l'état des Alpes à l'issue d'un été caniculaire.

La situation risque malheureusement de se répéter et les scientifiques prévoient une disparition totales des glaciers alpins d'ici la fin du siècle.

" L’été 2018 aura été l’un des plus secs et des plus chauds depuis le début des relevés de températures. Les Alpes habituellement si riches en eau ont souffert d’une sécheresse persistante."

https://www.cipra.org/fr/nouveautes/les-alpes-a-court-d2019eau

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3 minutes avec la Chamoniarde - par Capleymar le 17/08/2018 15:07

La montagne, nouvel Ibiza ? - par Capleymar le 27/02/2016 11:57

La montagne, nouvel Ibiza ? (Rummelplatz Alpen)

Un documentaire à ne pas manquer pour qui s'intéresse à l'avenir des Alpes.

Synopsis :

Depuis une cinquantaine d'années, les Alpes ont été livrées au tourisme de masse hivernal, avec des ravages écologiques désormais patents sur la faune, la flore et le réseau hydrologique. Après la coûteuse absurdité des canons à neige et l'invasion des remontées mécaniques dans le paysage, la nature est aujourd'hui menacée par de nouveaux «concepts» marketing, suscités par le raccourcissement drastique de la saison des sports de glisse, en raison du réchauffement climatique. Cependant, des approches plus douces de découverte de la montagne commencent à s'opposer aux usines à neige, avec notamment une valorisation de ses sites en été.

Mardi 01 mars (90 min)  ARTE.TV

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La montagne, nouvel Ibiza ? (Rummelplatz Alpen)

Un documentaire à ne pas manquer pour qui s'intéresse à l'avenir des Alpes.

Synopsis :

Depuis une cinquantaine d'années, les Alpes ont été livrées au tourisme de masse hivernal, avec des ravages écologiques désormais patents sur la faune, la flore et le réseau hydrologique. Après la coûteuse absurdité des canons à neige et l'invasion des remontées mécaniques dans le paysage, la nature est aujourd'hui menacée par de nouveaux «concepts» marketing, suscités par le raccourcissement drastique de la saison des sports de glisse, en raison du réchauffement climatique. Cependant, des approches plus douces de découverte de la montagne commencent à s'opposer aux usines à neige, avec notamment une valorisation de ses sites en été.

Mardi 01 mars (90 min)  ARTE.TV

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Les 3 derniers billets

Le directeur de CIPRA International, Kaspar Schuler, lance un appel à la sagesse.

Dans un communiqué de presse et devant la montée des crises politiques au sein de l'Europe, Kaspar Schuler encourage les pays alpins à partager un espace commun et à lutter de manière solidaire contre une double menace : la crise climatique et les nationalismes.

Drapeau-Europe-Visage-iSt32047578L.jpg

"Entretenir la flamme de la solidarité au lieu d’allumer le feu de la discorde"...

Voici son texte :

"La crise climatique et le nationalisme sont les deux plus grandes menaces de notre temps, déclare Kaspar Schuler, directeur de CIPRA International depuis juin dernier, à l’occasion du 30e anniversaire de l’action « Feux dans les Alpes ».

Tout a commencé il y a 30 ans : dans la haute vallée de Madris dans les Grisons, tout près du Val Bregaglia italien, un feu a brûlé en montagne pour lancer un appel à l’aide et à la résistance. Je travaillais alors comme berger alpin. Avec une poignée de gens courageux, habitants de souche et nouveaux arrivants, je me suis battu avec ma famille contre un projet de retenue destiné à une centrale de pompage-turbinage – un projet comme il en existait des douzaines à l’époque dans les Alpes suisses. La construction débridée d’autoroutes de transit à travers les Alpes, la dévalorisation de l’agriculture de montagne, l’avènement des canons à neige et la prolifération des stations de ski nous ont également mobilisés pour la défense de l’environnement. Les feux traçaient un lien entre les thématiques, les régions et les gens. Nous imaginions cette chaîne de lumières vue par un oiseau survolant de nuit les Alpes, de Vienne/A à Nice/F.

La diffusion de la notion de durabilité en tant que concept fondamental du développement montre que les innombrables pionniers avaient raison. En particulier ceux qui, depuis les années 1950, ont défendu inlassablement l’idée d’un traité de protection à l’échelle alpine. Ce traité est devenu réalité en 1995. Depuis cette date, la Convention alpine définit le cadre politique d’un développement économique compatible avec le respect de l’environnement.

Mais le travail n’est pas terminé. Une crise climatique imminente menace la région alpine. Et un poison bien connu palpite dans les veines de nombreux habitants des Alpes : le nationalisme.

Le changement climatique a montré ses crocs cet été avec la grave sécheresse qui a frappé les Alpes germanophones et qui, dans certains endroits, a entraîné une interdiction générale de faire du feu. Les feux dans les Alpes ont donc été remplacés par un show lumineux qui a fasciné les participants de l’événement organisé par l’Initiative des Alpes, Mountain Wilderness et la CIPRA à l’occasion du 30e anniversaire de l’action.

Le nationalisme célèbre une sombre renaissance en promettant des recettes simples pour résoudre les problèmes politiques. Or, il ne produit qu’une seule chose : des perdants. Mes vacances d’été au bord des eaux turquoise de la Soça en Slovénie me l’ont rappelé. Les rencontres chaleureuses avec les habitants des Alpes juliennes m’ont fasciné, au-delà des langues et des frontières. Mais les cicatrices du front de l’Isonzo encore visibles à flanc de montagnes et dans les villages ont ravivé en moi les terribles souvenirs de la Première Guerre mondiale. Au nom des idéaux nationalistes, les soldats slovènes, autrichiens, hongrois, allemands et italiens se sont entretués pendant deux ans sur les crêtes et dans les vallées, dans des combats qui ont coûté la vie à quelques 200 000 personnes.

C’est donc à nous, les habitants des Alpes d’aujourd’hui, qu’il incombe d’affronter ces deux menaces : le nationalisme et la crise climatique. Avec des actes d’innovation et de modestie, avec esprit d’ouverture et humanisme, unis par-delà les cimes et les frontières nationales. Pour que les feux ne brûlent pas en dévastant tout sur leur passage comme la guerre ou les feux de forêt, mais qu’ils fassent naître dans nos cœurs une flamme de solidarité."

https://www.cipra.org/fr/nouveautes/point-de-vue-entretenir-la-flamme-de-la-solidarite-au-lieu-d2019allumer-le-feu-de-la-discorde

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Le directeur de CIPRA International, Kaspar Schuler, lance un appel à la sagesse.

Dans un communiqué de presse et devant la montée des crises politiques au sein de l'Europe, Kaspar Schuler encourage les pays alpins à partager un espace commun et à lutter de manière solidaire contre une double menace : la crise climatique et les nationalismes.

Drapeau-Europe-Visage-iSt32047578L.jpg

"Entretenir la flamme de la solidarité au lieu d’allumer le feu de la discorde"...

Voici son texte :

"La crise climatique et le nationalisme sont les deux plus grandes menaces de notre temps, déclare Kaspar Schuler, directeur de CIPRA International depuis juin dernier, à l’occasion du 30e anniversaire de l’action « Feux dans les Alpes ».

Tout a commencé il y a 30 ans : dans la haute vallée de Madris dans les Grisons, tout près du Val Bregaglia italien, un feu a brûlé en montagne pour lancer un appel à l’aide et à la résistance. Je travaillais alors comme berger alpin. Avec une poignée de gens courageux, habitants de souche et nouveaux arrivants, je me suis battu avec ma famille contre un projet de retenue destiné à une centrale de pompage-turbinage – un projet comme il en existait des douzaines à l’époque dans les Alpes suisses. La construction débridée d’autoroutes de transit à travers les Alpes, la dévalorisation de l’agriculture de montagne, l’avènement des canons à neige et la prolifération des stations de ski nous ont également mobilisés pour la défense de l’environnement. Les feux traçaient un lien entre les thématiques, les régions et les gens. Nous imaginions cette chaîne de lumières vue par un oiseau survolant de nuit les Alpes, de Vienne/A à Nice/F.

La diffusion de la notion de durabilité en tant que concept fondamental du développement montre que les innombrables pionniers avaient raison. En particulier ceux qui, depuis les années 1950, ont défendu inlassablement l’idée d’un traité de protection à l’échelle alpine. Ce traité est devenu réalité en 1995. Depuis cette date, la Convention alpine définit le cadre politique d’un développement économique compatible avec le respect de l’environnement.

Mais le travail n’est pas terminé. Une crise climatique imminente menace la région alpine. Et un poison bien connu palpite dans les veines de nombreux habitants des Alpes : le nationalisme.

Le changement climatique a montré ses crocs cet été avec la grave sécheresse qui a frappé les Alpes germanophones et qui, dans certains endroits, a entraîné une interdiction générale de faire du feu. Les feux dans les Alpes ont donc été remplacés par un show lumineux qui a fasciné les participants de l’événement organisé par l’Initiative des Alpes, Mountain Wilderness et la CIPRA à l’occasion du 30e anniversaire de l’action.

Le nationalisme célèbre une sombre renaissance en promettant des recettes simples pour résoudre les problèmes politiques. Or, il ne produit qu’une seule chose : des perdants. Mes vacances d’été au bord des eaux turquoise de la Soça en Slovénie me l’ont rappelé. Les rencontres chaleureuses avec les habitants des Alpes juliennes m’ont fasciné, au-delà des langues et des frontières. Mais les cicatrices du front de l’Isonzo encore visibles à flanc de montagnes et dans les villages ont ravivé en moi les terribles souvenirs de la Première Guerre mondiale. Au nom des idéaux nationalistes, les soldats slovènes, autrichiens, hongrois, allemands et italiens se sont entretués pendant deux ans sur les crêtes et dans les vallées, dans des combats qui ont coûté la vie à quelques 200 000 personnes.

C’est donc à nous, les habitants des Alpes d’aujourd’hui, qu’il incombe d’affronter ces deux menaces : le nationalisme et la crise climatique. Avec des actes d’innovation et de modestie, avec esprit d’ouverture et humanisme, unis par-delà les cimes et les frontières nationales. Pour que les feux ne brûlent pas en dévastant tout sur leur passage comme la guerre ou les feux de forêt, mais qu’ils fassent naître dans nos cœurs une flamme de solidarité."

https://www.cipra.org/fr/nouveautes/point-de-vue-entretenir-la-flamme-de-la-solidarite-au-lieu-d2019allumer-le-feu-de-la-discorde

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Publié le 20/10/2018 08:36  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
Le Mont-Blanc sur réservation  -  par Capleymar

MONT-BLANC_SUD.jpg

Le Mont-Blanc sur réservation

J’ai eu envie d’écrire ce texte dans le prolongement des articles de Cédric Sapin-Defour et Jocelyn Chavy, tous deux parus dans la jeune revue en ligne Alpinemag.

Il s’agit du fameux permis pour l’accès par la voie normale du Mont-Blanc que le premier magistrat de Saint-Gervais compte mettre en place.

Cette petite révolution dans le monde de la montagne a déjà fait couler beaucoup d’encre.

Le texte de Cédric Sapin-Defour est à l’évidence volontairement excessif (néanmoins remarquablement écrit), et provocateur. Le maire de Saint-Gervais, Jean-Marc Peillex n’a certainement pas prononcé ces paroles, mais il a sans doute mis délibérément en exergue ce qui demeurait anecdotique : un peu comme, actuellement en Italie, on a tendance à rendre responsables les migrants de tous les actes de délinquance perpétrés sur le sol transalpin.

Je ne pense pas que les gens se battent régulièrement aux portes du refuge du goûter, mais plutôt qu’ils ont envie de partager une expérience unique. Il y a sans doute des excès dus à la sur fréquentation de la voie normale, mais globalement est-ce réellement ce genre d’incident qui domine ?

Il n’en reste pas moins que l’afflux touristique immodéré provoque, comme toujours, des dérives peu souhaitables, mais pour autant, l'instauration d'un permis est-elle la solution ? Seuls ceux qui pourront s’offrir un guide auront la possibilité d’accéder au toit de l’Europe puisque l’ascension sera conditionnée à la disponibilité en refuge et à la réservation par les guides rendue vraisemblablement prioritaire. Si ce permis est gratuit, c’est du moins ce qu’annonce le maire de Saint-Gervais, le restera-t-il et quels seront les critères de sélection à remplir pour son obtention ? Quelles seront les modalités de contrôle appliquées par « la brigade blanche » et quelles seront les sanctions encourues ?

Le premier magistrat de Chamonix, Éric Fournier apparemment non concerté, déplore cette décision, qui va selon lui déplacer le problème et sans doute l’aggraver en matière de sécurité : les alpinistes refoulés de la voie normale emprunteraient un itinéraire plus technique et plus dangereux (l’ascension par les trois monts).

De manière générale, cet évènement pose la question fondamentale de la liberté.

 

La montagne est par essence un espace de liberté.  De quel droit peut-on en autoriser ou en restreindre l’accès ?

Le paradoxe à l’heure actuelle c’est que les endroits préservés des excès générés par le tourisme de masse par des parcs naturels nationaux ou départementaux deviennent tellement protégés que quasiment tout y est interdit et réprimé. Mais, dès que les frontières du parc sont franchies, le bruit et la fureur reprennent leur droit. Ainsi les grands cols alpins sont-ils le théâtre d’une frénésie touristique démesurée : la rumeur des véhicules en tous genres résonne dans les parois et le calme si précieux de la nature se trouve sérieusement compromis. Il en va de même pour les stations de sports d’hiver et leur impact délétère sur l’environnement.

Alors, comment faire pour que la montagne ne devienne privatisée et réservée à une élite sans que pour autant elle se transforme en Disneyland d’altitude ?

Apparemment, nul ne détient la solution, mais des pistes sont déjà envisagées dans le cadre d’un tourisme « doux » qui consiste à considérer la montagne sous un angle différent de celui de la performance.

Tout est dans la nuance évidemment…

Pour aller plus loin...

https://www.montagnes-magazine.com/actus-un-permis-mont-blanc-vraiment

https://www.francebleu.fr/infos/societe/en-2019-il-faudra-un-permis-pour-monter-au-sommet-du-mont-blanc-1536011827

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/haute-savoie/chamonix/permis-gravir-mont-blanc-que-sait-on-brigades-blanches-qui-seront-chargees-du-controle-1535796.html

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Le Mont-Blanc sur réservation

J’ai eu envie d’écrire ce texte dans le prolongement des articles de Cédric Sapin-Defour et Jocelyn Chavy, tous deux parus dans la jeune revue en ligne Alpinemag.

Il s’agit du fameux permis pour l’accès par la voie normale du Mont-Blanc que le premier magistrat de Saint-Gervais compte mettre en place.

Cette petite révolution dans le monde de la montagne a déjà fait couler beaucoup d’encre.

Le texte de Cédric Sapin-Defour est à l’évidence volontairement excessif (néanmoins remarquablement écrit), et provocateur. Le maire de Saint-Gervais, Jean-Marc Peillex n’a certainement pas prononcé ces paroles, mais il a sans doute mis délibérément en exergue ce qui demeurait anecdotique : un peu comme, actuellement en Italie, on a tendance à rendre responsables les migrants de tous les actes de délinquance perpétrés sur le sol transalpin.

Je ne pense pas que les gens se battent régulièrement aux portes du refuge du goûter, mais plutôt qu’ils ont envie de partager une expérience unique. Il y a sans doute des excès dus à la sur fréquentation de la voie normale, mais globalement est-ce réellement ce genre d’incident qui domine ?

Il n’en reste pas moins que l’afflux touristique immodéré provoque, comme toujours, des dérives peu souhaitables, mais pour autant, l'instauration d'un permis est-elle la solution ? Seuls ceux qui pourront s’offrir un guide auront la possibilité d’accéder au toit de l’Europe puisque l’ascension sera conditionnée à la disponibilité en refuge et à la réservation par les guides rendue vraisemblablement prioritaire. Si ce permis est gratuit, c’est du moins ce qu’annonce le maire de Saint-Gervais, le restera-t-il et quels seront les critères de sélection à remplir pour son obtention ? Quelles seront les modalités de contrôle appliquées par « la brigade blanche » et quelles seront les sanctions encourues ?

Le premier magistrat de Chamonix, Éric Fournier apparemment non concerté, déplore cette décision, qui va selon lui déplacer le problème et sans doute l’aggraver en matière de sécurité : les alpinistes refoulés de la voie normale emprunteraient un itinéraire plus technique et plus dangereux (l’ascension par les trois monts).

De manière générale, cet évènement pose la question fondamentale de la liberté.

 

La montagne est par essence un espace de liberté.  De quel droit peut-on en autoriser ou en restreindre l’accès ?

Le paradoxe à l’heure actuelle c’est que les endroits préservés des excès générés par le tourisme de masse par des parcs naturels nationaux ou départementaux deviennent tellement protégés que quasiment tout y est interdit et réprimé. Mais, dès que les frontières du parc sont franchies, le bruit et la fureur reprennent leur droit. Ainsi les grands cols alpins sont-ils le théâtre d’une frénésie touristique démesurée : la rumeur des véhicules en tous genres résonne dans les parois et le calme si précieux de la nature se trouve sérieusement compromis. Il en va de même pour les stations de sports d’hiver et leur impact délétère sur l’environnement.

Alors, comment faire pour que la montagne ne devienne privatisée et réservée à une élite sans que pour autant elle se transforme en Disneyland d’altitude ?

Apparemment, nul ne détient la solution, mais des pistes sont déjà envisagées dans le cadre d’un tourisme « doux » qui consiste à considérer la montagne sous un angle différent de celui de la performance.

Tout est dans la nuance évidemment…

Pour aller plus loin...

https://www.montagnes-magazine.com/actus-un-permis-mont-blanc-vraiment

https://www.francebleu.fr/infos/societe/en-2019-il-faudra-un-permis-pour-monter-au-sommet-du-mont-blanc-1536011827

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/haute-savoie/chamonix/permis-gravir-mont-blanc-que-sait-on-brigades-blanches-qui-seront-chargees-du-controle-1535796.html

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Publié le 25/09/2018 14:25  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut

les-animaux-de-paul-rebeyrolle.jpg
Paul Rebeyrolle

Arturo ESCOBAR : Faire monde

Le numéro du 27/06/2018 de l’excellente émission « Matières à penser » de Dominique Rousset, ou comment « penser demain » au carrefour de la science et de l’écologie, de l’économie et la vie sociale, était consacré à Arturo Escobar anthropologue colombien. Voici une tentative de résumer l’essentiel de sa pensée.

Arturo Escobar s’inspire du mouvement sud-américain dit « décolonial ».  Ce dernier remet profondément en cause la conception dualiste et hégémonique occidentale qui sépare corps et esprit, émotion et raison, savant et indigène, humain  et animal, végétal et corporel. C’est d’ailleurs révélateur d’un tournant de l’anthropologie moderne incarné entre autres par Philippe Descola qui considère comme problématique la pensée dualiste occidentale basée sur la séparation entre nature et culture. 

Le concept fondamental d' Arturo Escobar est une invitation à « pluraliser les mondes ». Pour cela, il remet profondément en question le système occidental fondé sur l’individualisme, la compétition et la domination.

Il s’appuie sur les mouvements d’Amérique latine tels les zapatistes au Chiapas, les Aymaras en Colombie, etc. 

Pour lui, ces mouvements représentent un avant-gardisme dans le mode d’organisation de la société sur la base d’autonomies locales fondées sur des relations sociales non capitalistes. Sa vision écologiste repose sur le souhait de composer un monde à partir de tout y compris les éléments de la nature, montagne, rivière, mer, etc. qu’il considère comme des « êtres sensibles ». Sa pensée s’articule autour de concepts tels : le décolonialisme, le post-extractivisme (ex. d'extractivisme : la déforestation), les nouvelles « pensées ontologiques pluriverselles » construites autour de la « relationalité » et de la « communalité ». 

Pour A.E, il existe des liens de continuité entre les mondes biophysiques, humains et surnaturels.

« Toutes les choses du monde sont faites d’entités qui ne préexistent pas aux relations qui les constituent ». Dit-il .

Il prône une politique de la « relationalité » qu’il retrouve dans différents mouvements sociaux sud-américains, mais aussi occidentaux, comme les zadistes de Notre-Dame-des-Landes. 

Tout en critiquant l’universalisme occidental sous ses aspects dominateurs, il défend un universalisme qui serait fondé sur un projet commun destiné à se reconnecter avec la terre, pour mieux vivre avec elle.

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Paul Rebeyrolle

Arturo ESCOBAR : Faire monde

Le numéro du 27/06/2018 de l’excellente émission « Matières à penser » de Dominique Rousset, ou comment « penser demain » au carrefour de la science et de l’écologie, de l’économie et la vie sociale, était consacré à Arturo Escobar anthropologue colombien. Voici une tentative de résumer l’essentiel de sa pensée.

Arturo Escobar s’inspire du mouvement sud-américain dit « décolonial ».  Ce dernier remet profondément en cause la conception dualiste et hégémonique occidentale qui sépare corps et esprit, émotion et raison, savant et indigène, humain  et animal, végétal et corporel. C’est d’ailleurs révélateur d’un tournant de l’anthropologie moderne incarné entre autres par Philippe Descola qui considère comme problématique la pensée dualiste occidentale basée sur la séparation entre nature et culture. 

Le concept fondamental d' Arturo Escobar est une invitation à « pluraliser les mondes ». Pour cela, il remet profondément en question le système occidental fondé sur l’individualisme, la compétition et la domination.

Il s’appuie sur les mouvements d’Amérique latine tels les zapatistes au Chiapas, les Aymaras en Colombie, etc. 

Pour lui, ces mouvements représentent un avant-gardisme dans le mode d’organisation de la société sur la base d’autonomies locales fondées sur des relations sociales non capitalistes. Sa vision écologiste repose sur le souhait de composer un monde à partir de tout y compris les éléments de la nature, montagne, rivière, mer, etc. qu’il considère comme des « êtres sensibles ». Sa pensée s’articule autour de concepts tels : le décolonialisme, le post-extractivisme (ex. d'extractivisme : la déforestation), les nouvelles « pensées ontologiques pluriverselles » construites autour de la « relationalité » et de la « communalité ». 

Pour A.E, il existe des liens de continuité entre les mondes biophysiques, humains et surnaturels.

« Toutes les choses du monde sont faites d’entités qui ne préexistent pas aux relations qui les constituent ». Dit-il .

Il prône une politique de la « relationalité » qu’il retrouve dans différents mouvements sociaux sud-américains, mais aussi occidentaux, comme les zadistes de Notre-Dame-des-Landes. 

Tout en critiquant l’universalisme occidental sous ses aspects dominateurs, il défend un universalisme qui serait fondé sur un projet commun destiné à se reconnecter avec la terre, pour mieux vivre avec elle.

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Publié le 17/08/2018 11:12  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
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